Antoine Dénériaz, candidat à la commission des athlètes du CIO
Antoine Dénériaz, champion olympique de descente en titre, a décidé, après l’arrêt de sa carrière sportive, de se porter candidat à la commission des athlètes du CIO. Le vote de tous les athlètes aura lieu à Vancouver. Il explique les raisons pour lesquelles il s’engage dans ce nouveau défi, avec l’objectif de porter la parole des acteurs principaux des Jeux Olympiques au plus haut niveau de l’instance internationale.

Le 12 février 2006 à Sestriere, vous devenez champion olympique de descente. Quel souvenir en gardez-vous ?
Exceptionnel ! C’est un jour qui a changé ma vie. Un moment indescriptible. La course de toute mon existence. Etre sacré champion olympique, c’est quelque chose qui vous marque profondément. Et puis, ce jour là, tout était réuni. Je partais 30e, le suspense était à son comble, c’était une superbe journée ensoleillé. Et je creuse un écart énorme sur le second (72/100e). Il n’y avait donc rien à redire. Et puis, je le voyais venir, je me sentais bien. Tout s’est passé comme dans un rêve.. Ce jour là, rien ne pouvait m’arrêter.

Pourquoi avez-vous avez décidé de vous porter candidat à la commission des athlètes du CIO ?
A cause de mon histoire. L’olympisme en fait partie. C’est un milieu que je côtoie désormais, et j’adhère pleinement à ses valeurs. Etre candidat, c’est rendre au sport, et surtout aux athlètes, tout ce qu’ils m’ont apporté. Il y a toujours des moments où l’on se plaint, où l’on trouve des situations injustes au cours d’une carrière au plus haut niveau. L’occasion m’est donnée de les représenter.
Quelles sont vos motivations ?
Durant ma carrière sportive, j’ai vu du bien et du moins bien. Il y a des jours où l’on en veut au monde entier. Si je peux apporter ma parole au niveau du CIO, si je peux aider a améliorer la condition des athlètes, il faut y aller. J’ai envie de m’engager pour les athlètes et je pense que cette commission peut porter sa parole au plus haut niveau du CIO pour faire évoluer les choses.

Quel message adressez-vous aux athlètes Français qui vont disputer les Jeux de Vancouver ?
Jouez à fond ! C’est une course et il faut tout tenter. J’entends dire « je vais prendre cette course comme les autres ». Non ! Ce n’est pas une course comme les autres, c’est unique. Il faut se préparer à cela. Il faut tout jouer, et 100% des gagnants l’ont fait. Rien aux Jeux n’est comme sur une compétition normale. L’atmosphère, l’enjeu, sont très particuliers. Il faut être prêt à affronter cet évènement.






