3 questions à... Jimmy Vicaut

« Je progresse, je suis plus fort »
Il n’a pas encore 20 ans, mais le sprinteur français a déjà atteint une finale mondiale sur 100 m l’été dernier à Daegu. Une étape qu’il entend bien laisser rapidement derrière lui.
Diriez-vous qu’il y a eu pour vous un avant et un après Daegu ?
Jimmy Vicaut : Disons que j’ai franchi un cap l’an passé. Et que cette étape a été concrétisée par ma finale sur 100 m aux Mondiaux de Daegu (6ème en 10’’27). Depuis cette saison, et particulièrement cette compétition, je me sens plus fort mentalement. J’ai appris, en regardant les autres, les étrangers, comment aborder une compétition internationale. Maintenant, je sais que je me rendrai dans les grands rendez-vous sans pression. Avec conscience de l’enjeu, mais sans ressentir la peur ou le trac.
Comment va s’organiser votre saison ?
Je ne vais pas faire de compétition en salle. Depuis deux ans, je me tiens à cette discipline, ne pas courir l‘hiver pour éviter les blessures qui m’ont souvent ralenti par le passé. Je n’éprouve pas le besoin de courir, l’entraînement est suffisant. Une seule course compte cette année, celle des Jeux. Il me faudra ensuite réaliser les minima olympiques, 10’’08 sur 100 m. Je l’ai déjà fait, c’est dans mes cordes. Mais je veux aller plus vite, nettement plus vite.
Les Jeux vous paraissent encore une date lointaine ? Nous en sommes actuellement à moins de 200 jours…
Je n’y pense pas. Je m’entraîne, je bosse dur. J’ai progressé en musculation, je suis plus costaud. A l’entraînement, les chronos tombent. Je suis meilleur que l’an passé à la même époque. Les Jeux, on verra plus tard. Mais d’ici là, j’aimerais être invité dans quelques grands meetings. Je n’ai jamais eu la chance de participer à une étape de la Diamond League, même en France. Ma place de finaliste mondial m’ouvrira peut-être quelques portes. Mais sur 100 m, les places sont vraiment très chères.





.jpg)








