3 questions à... Xavier Barachet

« Rien n’est plus difficile qu’un Euro »
A 23 ans, l'arrière droit de Chambéry a déjà gagné sa place de titulaire chez les Bleus. Mais à l’Euro 2012, il comptera encore sur les anciens pour tenir la boutique.
Vous étiez de l’aventure du Mondial 2011 en Suède. A l’époque, vous comptiez parmi les jeunots de l’équipe ?
Xavier Barachet : Oui, j’étais l’un des nouveaux, j’avais peu de temps de jeu. J’observais. J’essayais de gagner en confiance. Mais je me sentais déjà prêt à jouer un rôle. La pression était forte, car si l’équipe de France avait perdu, il aurait sans doute été dit que la faute en revenait aux jeunes ! Une année a passé, mais j’aborde l’Euro 2012 dans le même état d’esprit. Je veux être sérieux, prêt à prendre mes responsabilités. Je suis devenu un titulaire. Je suis plus attendu, notamment par les équipes étrangères. En 2011, elles me découvraient un peu.
En une année, avez-vous beaucoup progressé ?
Oui, je crois. J’ai progressé dans presque tous les secteurs du jeu. En défense, en attaque, en position de pivot et dans les tirs de loin. Sur ce dernier aspect, j’étais en retard. Il y a 3 ou 4 ans, on peut dire que cela constituait une faiblesse dans mon jeu. Mais j’ai surtout progressé en constance, en régularité dans la performance. Je le dois à mon expérience à Chambéry, où nous jouons la Ligue des Champions. Et bien sûr, également, à ma présence en équipe de France. Il est impossible de ne pas progresser au contact de ce groupe et de ces joueurs.
Vous entamez l’Euro ce lundi soir face à l’Espagne, l’un des favoris pour le titre. Vous auriez préféré une entrée dans la compétition moins coriace ?
Pour nous, la compétition a commencé jeudi dernier, avec le dernier match de préparation contre la Norvège à Bercy (victoire des Bleus 28-24). Un match physique et compliqué, comme ceux qui nous attendent à l’Euro. Dans cette compétition, tous les matchs sont difficiles. Il n’y a pas de petites équipes. En handball masculin, rien n’est plus difficile qu’un Euro. Mais nous sommes prévenus. Et puis, nous avons dans l’équipe une poignée de cadres qui peuvent et savent faire la différence dans les moments décisifs. Nous sommes bien armés.





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