Une réussite pour la Journée du sport scolaire

Le 21 septembre 2011, l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) a organisé la deuxième édition de la Journée du Sport Scolaire. Cet événement a concerné la totalité des établissements scolaires français, mobilisés dans les 30 académies. Une multitude de manifestations sportives locales ont ainsi permis de promouvoir le sport scolaire ainsi que le monde associatif et fédéral, auprès des élèves, des équipes éducatives, des parents et du mouvement sportif local.
Placée sous la thématique « Les valeurs éducatives du sport scolaire, un atout pour réussir », cette journée a donc permis aux jeunes de s’initier à une multitude d’activités sportives et ludiques (danse, aviron, escalade, course d’orientation, beach-soccer ou encore haltérophilie), mais aussi de rencontrer des champions, à l’instar de Nikola Karabatic.

A Paris, Bernard Diomède, Maud Fontenoy, Muriel Hurtis, Nathalie Dechy, Laura Flessel-Colovic, Amélie Cazé, ambassadeurs UNSS, et des personnalités du monde sportif comme Paul-Henry Matthieu et Alain Boghossian, Emilie Lepennec ou Stéphanie Possamaï avaient répondu positivement à l’invitation de Laurent Petrynka, directeur de l’UNSS pour participer à la manifestation parisienne, organisée au lycée Paul-Valéry (12e). Ils ont notamment pu assister et participer à des initiations sportives autour du football, du judo, du basket-fauteuil ou du tennis. Présents au milieu des élèves de la capitale, deux établissements français à l’étranger (venus de Londres et Bruxelles) avaient également fait le déplacement… la prolongation des Jeux Internationaux de la Jeunesse organisés à Arcachon en mai 2011 et des protocoles d’accords signés avec l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger.
L’événement parisien a par ailleurs reçu la visite de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative et de Denis Masseglia, président du CNOSF.
Denis Masseglia : « Le sport commence à l’école »
« Il est bon d’associer sport et école » a estimé ce dernier. « Le sport commence à l’école et c’est à l’école que l’on peut sensibiliser tous les jeunes Français à l’intérêt de pratiquer le sport. C’est un vrai challenge. Il nous faut leur donner du goût à la pratique sportive. Naturellement, ensuite, les jeunes iront dans les associations. Il faut que l’on intensifie le lien entre le sport associatif et le sport scolaire. On en prend le chemin avec efficacité et je veux saluer l’action de Luc Chatel qui est très volontariste et convaincu de l’intérêt de la pratique scolaire ».

En particulier, Denis Masseglia a insisté sur la volonté, affirmée par Luc Chatel, de mettre en place un Bac Pro pour l’animation sportive. « C’est extrêmement intéressant. Beaucoup de jeunes ont envie de s’impliquer dans les métiers du sport, mais n’en ont malheureusement pas toujours la possibilité puisque les matières dites intellectuelles les limitent dans cette possibilité. Je trouve très intéressants les progrès réalisés depuis deux ans. De nombreuses conventions sont signées avec le ministère. Tout cela va dans le bon sens pour faire du sport un vrai vecteur d’éducation. C’est un vrai enjeu pour le pays. On pense toujours au sport quand il est trop tard pour éviter des problèmes sociétaux ».

Luc Chatel : « Le sport est une école de la vie »
A l’occasion de ce rendez-vous, l’athlète Muriel Hurtis a remis au ministre, au nom d’un groupe d’ambassadeurs du sport scolaire, un rapport intitulé « Comment accroître la place du sport à l’école ». Ce rapport contient 8 propositions concrètes : insister davantage sur les valeurs, travailler à l’ouverture du sport scolaire à d’autres acteurs, adapter l’offre sportive aux élèves et diversifier cette offre…
« Le sport scolaire a été l’élément déclencheur de ma carrière sportive de haut-niveau, puisque j’y ai été détectée par mon professeur.», a déclaré Muriel Hurtis. Comme elle, beaucoup de sportifs de haut-niveau ont découvert le sport en milieu scolaire. D’ailleurs, « la pratique du sport et l’intégration de ses valeurs doit se faire le plus tôt possible » recommande-t-elle.

Le ministre de l’Education nationale semble d’ailleurs parfaitement réceptif à ce message.« Le sport est une école de la vie… pour la santé, l’épanouissement physique, la force mentale et l’éthique personnelle » a-t-il déclaré. « Le sport et l’école partagent les mêmes valeurs. La pratique sportive favorise la progression scolaire ». Saluant l’augmentation du nombre de licenciés UNSS (+10 000 en un an), Jean-Luc Chatel a par ailleurs fait un premier bilan de la réforme des rythmes scolaires qu’il a engagée. « 15000 élèvent expérimentent la nouvelle organisation du temps scolaire, laissant une partie de la journée aux enseignements traditionnels et l’autre aux activités physiques et sportives ». Le ministre s’est réjoui que soient ainsi posées les bases « d’une nouvelle dynamique du sport scolaire » et fait part des avancées en terme de labellisation des sections sportives scolaires.

Signature de conventions avec les fédérations sportives
A l’occasion de cette journée, cinq conventions ont par ailleurs été signées par l’UNSS, l’USEP et le ministère de l’Education nationale en vue de développer et renforcer ses liens avec les fédérations françaises d’équitation, de golf, de handball, de pelote basque et de volley-ball. De même, la Fédération française de football a formalisé un avenant portant spécifiquement sur le développement football féminin.
Venu directement du Pays Basque, Jean-François Pascassio-Comte, président de la FF Pelote Basque, place cette convention « dans la lignée de celle signée entre l’Education nationale et l’UNSS. Il est important que cela se concrétise au niveau des fédérations. J’y vois deux intérêts : d’abord améliorer la reconnaissance de notre sport au niveau national, mais, surtout, faciliter les relations avec les rectorats, les inspections académiques. A terme, j’espère, pouvoir faire rentrer la pelote basque dans la formation des enseignants, du primaire au lycée. » Quant à la pratique, « qui favorise l’ambidextrie et la coordination motrice », elle peut tout à fait se concevoir dans l’enceinte même de l’école… « Au Pays basque, on a tous commencé comme ça, avec un mur et une balle de tennis. »
Déclarations :
Alain Boghossian (football) : « Le football en milieu scolaire est très important. J’ai personnellement commencé ce sport à l’école. Cette journée a une saveur particulière. Venir ici est en quelque sorte, pour moi, un retour aux sources. C’est aussi à l’école que l’on détecte les futurs joueurs, les qualités et les aptitudes des enfants. »
Muriel Hurtis (athlétisme) : « Le sport a une réelle place dans la vie de tous les jours. Souvent la pratique d’une discipline commence à l’école. J’ai débuté le sport au collège, à l’âge de 13 ans. Mon professeur d’EPS de l’époque a repéré mes qualités physiques et mes aptitudes pour le sprint. A travers le sport, j’ai découvert des valeurs fondamentales qui m’accompagnent aujourd’hui dans ma vie. Il nous enseigne le respect des règles, et le respect d’autrui. On apprend à se surpasser et à ne jamais abandonner. De plus, pratiquer le sport m’apporte un équilibre autant physique que psychique. Il a des vertus médicales car il permet de rester en bonne santé et de se dépenser. »
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