Annecy 2018 : une nouvelle dynamique
Nouvelle organisation

Mercredi 2 février 2011, Charles Beigbeder, Jean-Pierre Vidal, respectivement président et vice-président du GIP Annecy 2018 ont tenu à la Maison du sport français une conférence de presse pour faire le point sur la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2018. A moins d’une semaine de l’arrivée de la commission qui effectuera sa visite des sites d’Annecy du 8 au 12 février, ce point presse a été l’occasion de revenir sur les premières semaines de présidence de Charles Beigbeder, désigné le 10 janvier et qui réalisait là sa première prise de parole formelle.

Dans son introduction, Charles Beigbeder a d’abord expliqué les raisons qui l’ont amené à accepter ce rôle à la tête de la candidature. « En tant qu’entrepreneur pragmatique, j’aime les défis, les challenges et j’ai envie de gagner. Or, plus je prends connaissance du dossier, plus je me rends compte que nous avons d’excellents atouts pour nous imposer à Durban le 6 juillet à l’occasion du vote du CIO ».
Une nouvelle dynamique
Faisant part de sa véritable passion pour le ski, le président du GIP a précisé qu’il œuvrait à fédérer les énergies autour d’un objectif commun. A son arrivée, Charles Beigbeder s’est, de fait, d’abord consacré à la mise en place d’une nouvelle organisation du comité de candidature, avec comme préoccupation le renforcement de la promotion d’Annecy 2018 à l’international.

« Il y a une nouvelle dynamique en train de prendre corps autour de cette candidature » a ainsi estimé Jean-Pierre Vidal. « Il est important pour le CIO de savoir qui va porter le dossier. Il y a toute une équipe de champions derrière nous, Perrine Pelen, Sandrine Bailly, Antoine Dénériaz, Gwendal Peizerat, Florence Masnada, Denis Barbet. Par ailleurs, nous nous soucions de l'héritage, comme cette nouvelle structure pour la glace à Annecy. Cette candidature est pensée par les athlètes, pour les athlètes ».
« Je suis là comme un chef d’orchestre entouré de très grands champions » a ajouté Charles Beigbeder qui a salué l’implication de ces derniers dans la candidature, symbolisée par les deux vice-présidents du GIP, Jean-Pierre Vidal et Permilla Wiberg, champions olympiques. Charles Beigbeder a par ailleurs souligné l’engagement du CNOSF et des deux membres français du CIO, Jean-Claude Killy et Guy Drut ainsi que du nouveau directeur général Pierre Mirabaud qui, avec une équipe composée d’une cinquantaine d’experts techniques de très haut niveau investis depuis des mois dans le dossier, prépare la venue de la commission d’évaluation.

En particulier, Charles Beigbeder a rappelé que les membres du CIO sont à l’initiative de la candidature et s’y investiront jusqu’au vote final. « Ils sont à l'intérieur du GIP. C'est important pour la crédibilité du dossier », a précisé Jean-Pierre Vidal. Par ailleurs, la candidature sera la première application pratique du bureau international annoncé début janvier par la ministre des Sports, Madame Chantal Jouanno, et qui serait porté par Guy Drut.
Charles Beigbeder a par ailleurs fait un point financier, annonçant notamment une rallonge du CNDS et l’arrivée d’un onzième sponsor, la Caisse des dépôts et consignations. Avec 2,4 millions d’euros supplémentaires, ces deux participations portent à 21 millions le montant du budget de la candidature. « Nous devons être bons gestionnaires et faire en sorte que nos dépenses n’excèdent pas nos moyens, mais notre budget actuel est suffisant pour atteindre Durban. » Le GIP est néanmoins toujours en contact avec d’autres potentiels partenaires privés intéressés pour rejoindre la candidature.
Quant au fait de savoir si, en cas de victoire, les contribuables savoyards allaient devoir payer la facture, Charles Beigbeder a été clair : les retombées de ces Jeux sont estimées à 4,8 milliards d’euros dont 250 millions d’euros par an reviendraient à Annecy, 58% des infrastructures de transport et d’équipement sont déjà existants. Seuls 500 millions d’euros restent à investir, soit 1% de plus que l’ensemble des investissements en équipement réalisés en région Rhône-Alpes chaque année (6,9 milliards d’euros). En aucun cas a-t-il précisé, il ne sera nécessaire de procéder à une inflation fiscale des contribuables locaux, régionaux.
Avancer étape après étape

Denis Masseglia, retenu par la signature d'une convention avec la Côte d'Opale (Région Nord-Pas-de-Calais) dans la perspective des Jeux de Londres 2012, a ensuite rejoint Charles Beigbeder et Jean-Pierre Vidal pour leur apporter tout son soutien. « Sur ce dossier d’Annecy 2018, il faut avancer étape après étape », a-t-il déclaré. « Celle qui arrive c’est la visite de la commission d’évaluation et nous avons tout fait pour qu’elle se passe bien. Il est important de souligner que c’est un véritable exploit qui a été réalisé pour reprendre le dossier après les avis du CIO en juin 2010 et aboutir à une plus grande compacité des sites. Ce n’était pas évident ». Mais comme il le rappelle, « la situation de challenger est parfois intéressante à vivre ».
Prochaine marche donc, la visite de la commission d’évaluation, mais cette étape ne constitue pas une fin en soi a rappelé Denis Masseglia. Il y aura ensuite la convention internationale SportAccord à Londres du 3 au 8 avril, avec de nombreux représentants du mouvement sportif international, puis la réunion de briefing des membres du CIO au moment de la remise du rapport de la commisssion d'évaluation après sa visiste des trois villes candidates, à Lausanne les 18 et 19 mai, et enfin, la session du CIO à Durban et le verdict du 6 juillet 2011.
Pour Charles Beigbeder, « On est entré dans une phase extrêmement preneuse de temps avec la préparation de la visite de la commission d’évaluation. Cette visite est importante, de même qu’il est important que tout le monde aille dans le même sens. Comme l’a rappelé le président de la République dans ses vœux au monde du sport, la France doit être un pays d’accueil des plus grandes compétitions internationales. Nous devons faire de notre pays une terre d’excellence sportive ».
« L’urgence absolue » a donc été la préparation de la visite de la Commission d’évaluation, avec 16 grands oraux magistraux et la visite des sites. « Ce rendez-vous n’est pas suffisant pour être retenu, mais il peut être éliminatoire. Nous sommes motivés, cool » a tenu à préciser Charles Beigbeder. Et qu’on ne leur parle pas de Munich ou de Peyongchang : « Nous ne nous attachons pas aux autres candidatures » a expliqué Jean-Pierre Vidal. « Nous sommes exclusivement concentrés sur notre dossier. On avance, on construit, c’est une force. »
L'équipe de candidature se renforce
Alors qu’Annecy s’apprête à accueillir dans les prochains jours la Commission d’Evaluation du CIO, la candidature française se prépare également à la dernière phase de la course vers le vote final du CIO à Durban. Deux grands noms de la communication et de la promotion internationale ont ainsi été dévoilés par Annecy 2018 :
Andrew Craig , un expert britannique de la promotion dans le domaine des candidatures sportives, travaillera dorénavant aux côtés de Guy Drut pour la promotion internationale d’Annecy 2018. Andrew Craig a notamment participé au succès des villes de Vancouver, Londres et Sochi. Il rejoint Annecy en préparation de l’arrivée de la Commission d’Evaluation du CIO. Son premier travail sera d’auditer la stratégie actuelle de la candidature avant d’accompagner la candidature sur tous les grands événements internationaux jusqu’au 6 juillet.
Nick Varley, autre vétéran de la victoire de la candidature de Londres, contribuera également à la promotion internationale d’Annecy 2018, notamment en matière de communication et de marketing. Son entreprise Seven46 a également travaillé sur la candidature olympique de Rio et celle de la campagne de l’International Rugby Board pour le Rugby à sept. Pour Annecy, Seven46 travaille avec la candidature sur le développement et la réalisation des présentations et supports de communications de la campagne internationale.
Caroline Duboc, spécialiste de la communication sur les grands événements sportifs internationaux, rejoint l’équipe en qualité de Chef du service de presse. Elle a notamment travaillé sur de nombreux événements internationaux, dont la Coupe du Monde de la FIFA 2010, les Championnats du monde de Ski alpin FIS 2009 à Val d’Isère, la Coupe du Monde de Rugby IRB 2007 en France ou encore les Championnats du monde d’Athlétisme IAAF 2003 à Paris-Saint-Denis.
Pour Denis Masseglia, Président du CNOSF : « une candidature Olympique doit se conduire comme la carrière d’un grand athlète : du travail et de la concentration, pour réussir les étapes, les unes après les autres. C’est la stratégie d’Annecy, et je la partage : convaincre les membres de la Commission d’Evaluation est la première étape. Réussir les grands rendez-vous internationaux est la seconde étape. La dernière étape, ce sera de gagner, le 6 juillet, à Durban, et de ramener les Jeux d’Hiver en France au cœur des montagnes en 2018.»



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