Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

 

Club ambition sport

Club ambition sport

 


Partenaires officiels

bmw partenaire officiel

 

Un congrès pour une nouvelle dynamique des études olympiques

 

Pour une nouvelle dynamique des recherches sur l'Olympisme

Lundi 8 et mardi 9 novembre 2010, le Palais du Luxembourg a accueilli le premier congrès international francophone sur l'Olympisme, avec pour thématique "De la mémoire du sport aux études olympiques francophones : vers une nouvelle dynamique ?". La présence d'un auditoire nombreux et de qualité venu entendre les interventions d'experts français et internationaux a contribué à la réussite d'un rendez-vous porteur de perspectives.


Bertrand Jarrige, directeur des Sports

Initié par l'Académie nationale olympique française (ANOF), sous l'égide de l'Organisation internationale de la Francophonie, ce congrès a en effet réuni un parterre particulièrement riche de personnalités : Bertrand Jarrige (directeur des Sports), Joie Springer (Division de la société de l'information à l'UNESCO), Marie-Thérèse Hermange (Sénateur de Paris), Kenth Sjöblom (président de l'International Council of Archive) ou encore Konstantinos Georgiadis (doyen d'honneur de l'Académie Internationale Olympique) et Thierry Terret (directeur du Centre de Recherche et d'Innovation sur le Sport de l'Université Lyon 1) qui ont tous deux présenté un cursus de formation (retrouvez les présentations en cliquant sur les noms des intervenants).


Marie-Thérèse Hermange, Frédéric Pietruszka et André Leclercq ouvrent le congrès

Ouvert par André Leclercq, vice-président délégué Sport et Société du CNOSF, et Frédéric Pietruszka, président de la FF escrime, ce congrès avait été associé aux championnats du monde d'escrime. Lundi après-midi, la deuxième table ronde, présidée par Gérard Six (maître d'armes et président de la commission Patrimoine et Honneur de la fédération), s'est d'ailleurs penchée sur l'histoire de l'escrime.
Un peu plus tôt, dans la matinée, Laurence Muñoz, membre de l'ANOF, avait présenté le programme MéMoS de sauvegarde de la mémoire du sport et ouvert ainsi le débat sur les archives, leur conservation, leur valorisation.


Denis Masseglia

Au terme de la seconde journée, consacrée aux offres et demandes internationales en matière d'études olympiques, en particulier au sein de l'espace francophone, Denis Masseglia a prononcé un discours de clôture au cours duquel il a encouragé l'ANOF à venir en appui des premiers pas de l'Association Francophone des Académies Olympiques afin qu'il y ait une cohérence avec les travaux de l'ANOF et les politiques du CNOSF. Prônant les valeurs humanistes de l'Olympisme, le président du CNOSF a précisé que si la Francophonie était un espace privilégié et naturel d'activité, il convenait de ne pas s'enfermer sur la langue française, mais au contraire de s'ouvrir au mieux vers la diversité linguistique.

Haut de page 

Présentation par Jean Vintzel, président de l'ANOF

Président de l'Académie nationale olympique et sportif français et de la Fédération sportive et culturelle de France, Jean Vintzel présente ce congrès et ses enjeux...

"Avant de parler des enjeux de ce colloque, le premier de ce genre, je pense qu’il faut parler des satisfactions. Au niveau de la participation, avec des gens de sensibilités différentes, tous investis dans le domaine du sport, de la culture, de l’éducation, des intervenants de très haut niveau, fonctionnaires ou animateurs de la vie sportive nationale ou internationale qui ont donné bien évidemment un cachet très important à ce rendez-vous. Je pense que chacun de ceux qui ont vécu ce colloque y auront trouvé de l’intérêt.

Sur les enjeux, il y avait deux niveaux d’approche différents. D’abord tout ce qui concerne la mémoire du sport, la culture, le patrimoine sportif national et international, sa préservation, sa sauvegarde. C’est un centre d’intérêt éminent, pas toujours cultivé dans les années passées. Chacun s’est accordé que c’était vraiment d’intérêt majeur.
Le deuxième est la contribution de toutes les instances de recherche, de scientifiques, d’historiens qui ont a cultivé les sources de l’Olympisme, de les faire fructifier, au-delà des problèmes de langues, bien que nous soyons attachés à la Francophonie, mais dans un monde multiculturel où chacun aura pour mission d’apporter sa contribution. Le Centre d’Etudes Olympique de Lausanne est le centre vital de cette dynamique. Nous avons eu des contributions intéressantes qui doivent être traitées dans le sens de la complémentarité et pas de concurrence évidemment pour la sauvegarde et le développement de la philosophie de l’Olympisme et des idéaux de Pierre de Coubertin
".

Haut de page 

Entretien avec Jean-Loup Chappelet, directeur de l'IHEAP

Directeur de l'Institut de hautes études en administration publique, auteur du fameux Système olympique, Jean-Loup Chappelet est une référence en matière de recherche sur le Mouvement Olympique.
Il revient pour nous sur le Congrès international francophone, présente le programme "Memos"(à ne pas confondre avec le programme MéMoS de l'ANOF) et ses priorités actuelles en termes de recherches sur le sport.

Que pensez-vous de cette initiative d'un Congrès francophone sur les études olympiques ?

Il est bon de réunir les chercheurs francophones pour savoir ce que l’on peut faire en matière d’études olympiques. L’Olympisme été invité par un Français, Pierre de Coubertin, avec beaucoup de collaboration, mais il y a eu beaucoup de Français au démarrage du sport international. Des gens comme Jules Rimet, Alice Milliat, Frantz Reichel, mais aussi des Suisses comme Godefroy de Blonay ou des Belges comme Henri de Baillet Latour. A l’époque, le français était une langue internationale plus forte qu’aujourd’hui. C’est aussi pour cela que de nombreux sigles de fédérations sont en français, comme la FIFA par exemple. Je pense que c’est bien aujourd’hui, au début du XXIème siècle de revoir ensemble ce que l’on peut faire. L’espace francophone existe. Je dis souvent à mes étudiants qu’il est bon de parler l’anglais, mais si vous parlez le français dans le mouvement olympique, ça peut très important et si vous voulez un jour devenir président du CIO, il vous faut les deux langues. En Suisse, nous avons accueilli récemment à Montreux le sommet de la Francophonie. Je me suis rendu compte du nombre de pays francophones, avec d’ailleurs des populations souvent en croissance, notamment en Afrique. Il ne faut pas oublier l’Afrique. Plus de 250 millions de locuteurs francophones ! Ce sont des forces importantes et il y a beaucoup à faire et c’est une très bonne idée d’organiser d’un tel Congrès.

Vous-même avez été précurseur des formations sur l'Olympisme...

Oui, avec Jean Camy de l’Université de Lyon qui a fondé le « Memos » Master exécutif (anciennement européen) en management sportif dont les programmes existent en français, en anglais et en espagnol en attendant d’autres développement encore peut-être. Ce programme a formé plus de 400 personnes sur tous les continents. Il y a des diplômés du Memos pratiquement dans tous les pays. C’est un programme qui a été soutenu dès ses débuts par la Solidarité Olympique, le président Samaranch, puis le président Rogge. Ce programme a du succès parce qu’il a le soutien du CIO qui le considère comme son principal programme de formation pour les dirigeants sportifs. Il y a d’autres programmes de formation, pour l’administration notamment avec le Moso Management of Olympic Sport Organization, un niveau intermédiaire, mais "Memos" constitue le sommet de la pyramide.

Quels sont vos axes de recherche actuels ?

Actuellement je travaille beaucoup sur la gouvernance du sport et des organisations sportives avec des thèmes tels que l’autonomie de ces dernières. C’est une évolution des mes intérêts premiers qui étaient en management du sport. Il y a maintenant un management stratégique, politique, qui devient de plus en plus important. Est-ce que le sport va rester une affaire totalement privée, gérée par des organisations qui finalement datent de la Belle époque ou est-ce qu’elles vont devoir évoluer, est-ce que les pouvoirs publics vont devoir contribuer plus et faire des partenariats. On parle toujours de partenariat public/privé mais c’est peut-être ce qu’il faut faire. Je viens d’une école d’administration publique donc c’est clair que les politiques publiques et l’implication de l’Etat dans toutes sortes de domaines, nous connaissons bien. Pour le sport, pour les problèmes du sport aujourd’hui comme le dopage, la violence, la corruption, les matchs truqués, on est obligé de faire intervenir les pouvoir publics qui détiennent le monopole de la violence légitime. C’est avec la police, les douanes, les tribunaux que l’on peut si nécessaire contrôler des phénomènes de dérive.

Découvrez l'intervention de Jean-Loup Chappelet lors du congrès.

Haut de page 

La vision de Nuria Puig, du Centre d'Etudes Olympiques (CIO)

Nuria Puig est responsable, au sein du Centre d'Etudes Olympiques de Lausanne, des relations avec les Universités.

"Ce Congrès est une très bonne initiative. Dans le cadre du réseau des études olympiques, on voit qu’il y a une prédominance des études anglophones. Il y a peu de représentation, de documents en français.

Quand les représentants de l’Académie nationale olympique française sont venus nous voir à Lausanne, ils ont évoqué la possibilité de créer un centre d'études olympiques, de faire une plateforme d’échange avec les recherches olympiques au niveau francophone. J’ai pensé que c’était une bonne complémentarité avec ce que l’on pouvait faire à Lausanne. Aujourd’hui c’est une concrétisation de cette idée. J’espère que cela ira au-delà et que toute la partie du centre d’étude, de l’observatoire et de cette plateforme d’échange d’informations va se mettre en place.

Il y a beaucoup d’évolution depuis l’ouverture du Centre d’Etudes Olympique au sein Musée Olympique en 1993. On a pu développer toute la partie d’accueil des chercheurs et le service d’information. On constate une augmentation progressive du nombre de chercheurs qui s’intéressent à l’Olympisme. Il y a une richesse beaucoup importante en quantité, mais également en diversité puisqu’il y a des professeurs, des étudiants qui viennent de disciplines très variées, ce qui n’était pas le cas il y a 10 ou 15 ans".

Haut de page 

Point de vue africain : Clément Anicet-Massogo, président de l'AFAO

Clément Anicet Guiyama Massogo, président de l'Académie nationale olympique du Centrafrique et de l'Association Francophone des Académies olympiques présente l'état des études olympiques en Afrique.

"L'Association Francophone des Académies Olympiques (AFAO) est une association qui a vu le jour il y a peu. Nous avons donc besoin de toutes les expertises, de toutes les ouvertures. Ce congrès était une grande opportunité pour faire un point de l’ensemble des connaissances, des expertises qui sont déjà en œuvre dans les différents pays représentés. Je pense que nos attentes n’ont pas été déçues.

J’ai pour ma part évoqué le partage des valeurs olympiques dans l’espace francophone dans deux perspectives : faire un bilan et ensuite envisager l’avenir.
Pour le bilan, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de considérer que les pays africains, sont, du fait de plusieurs facteurs, encore à une étape embryonnaire des recherches olympiques. Ce n’est pas un handicap radical. C’est contextuel, on peut y remédier.

Sur l’autre aspect, nous pensons qu’il y a aujourd’hui de grandes opportunités. La création de l’AFAO en fait partie, comme tant d’autres, à l'exemple des différentes formations qui sont offertes aux Académies olympiques que ce soit le programme Memos, les recherches des historiens, etc. Tout cela peut être capitalisé, mutualisé. A ce niveau, je pense que l’AFAO a un rôle fédérateur auprès des Académies de l’espace francophone pour donner une impulsion autour des recherches olympiques, de manière à ce qu’elles puissent être la rampe de lancement d’une plus grande contribution du sport aux résolutions des problèmes de la société. L'olympisme a en effet une réelle dimension sociétale.

L’objectif est par ailleurs de faire en sorte que le français ait toute sa place dans les recherches olympiques. Nous ne prétendons pas prendre le dessus sur l’anglais, mais les acteurs francophones qui interviennent doivent pouvoir être à l’aise pour s’exprimer dans leur langue, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui".

Découvrez l'intervention de Clément Anicet Guiyama Massogo lors du congrès.

Haut de page 

"l'Olympisme au service des jeunes" : livret de présentation, 6 fiches «méthode», 14 fiches «activité»...
Document à télécharger

Zoom

Le programme MéMoS de l'Académie Nationale Olympique

La mémoire du sport est un héritage que nous devons sauvegarder, un devoir tant à l’égard de nos aînés que vis-à-vis des générations futures.

En savoir plus

Le camp olympique de la jeunesse, une initiative de l'Académie Nationale Olympique
Lire

 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page