Aviron
Actualités de l'équipe de France
CE : Les bateaux français à la peine
Les Françaises terminent loin des podiums lors des championnats d’Europe d’aviron, qui se tenaient à Plovdiv (Bulgarie) du 16 au 18 septembre 2011. En skiff, Pauline Bugnard se classe seulement 4ème de final B, alors que le quatre de couple (Marie Le Nepvou, Marion Rialet, Noémie Kober et Hélène Lefebvre) n’obtiennent que la 6ème place de la finale A.
Championnats du monde : trois quotas, une médaille, mais un ton en-dessous
Les championnats du monde d’aviron, qui se sont déroulés à Bled (Slovénie) du 28 août au 4 septembre, ont étrangement ressemblé aux mondiaux de canoë-kayak en ligne disputés fin août 2011 à Szeged (Hongrie). Au final, un bilan plutôt mitigé, avec des couronnes perdues et un couple « d’anciens » qui sort du lot.

Cédric Berrest et Julien Bahain
Pour leur sixième finale en commun, Julien Bahain et Cédric Berrest, vice-champions du monde 2009, sont montés sur la troisième marche du podium, comme en 2010. Au passage, les deux compères ont qualifié le deux de couple aux Jeux Olympiques de Londres. A dire vrai, ils furent l’éclaircie d’une semaine mal débutée, avec, en particulier l’échec du quatre sans barreur, de nos amis Dorian Mortelette, Julien Després, Germain Chardin et Jean-Baptiste Macquet. Champion du monde l'an passé, le quatre n’a pas dépassé le stade des repêchages. Même issue en deux de couple poids légers féminin, Elise Maurin et Coralie Simon, terminant cinquièmes de leur repêchages. La demi-finale leur échappe donc, tout comme le quota olympique.
Du côté des qualifiés pour les demi-finales, le sort fut guère meilleur. Le deux sans barreuse féminin (Stéphanie Dechand et Alice Mayne) a pris la sixième place de sa demi-finale et n’a pu se classer dans les deux premières de la finale B pour accéder au quota olympique. Le huit (Cadot-Brunet-Hardy-Lenté-Rondeau-Mathis-Ripoll-Moineaux), dernier de la finale B n’a pas non plus décroché son quota pour Londres. Cinquièmes de la demi-finale, ils devaient remporter cette dernière course pour obtenir leur ticket olympique, puisque seuls sept bateaux étaient qualifiés dans cette catégorie, contre onze par ailleurs. Benjamin Lang et Michael Molina terminent sixième place de la finale B. Cette douzième place au classement général, ne permet pas non plus au deux de pointe d’obtenir son billet pour Londres. Le quatre de pointe poids légers (composé à Bled de Moreau, Solforosi, Raineau et Moutton) n’a pas non plus passé le cap des demi-finales, mais s’est néanmoins qualifié pour Londres en prenant la quatrième de la finale B. Autre quota pour Londres, celui décroché dimanche 4 septembre 2011 par le deux de couple poids légers, après la victoire en finale B de Frédéric Dufour et Jérémie Azou, quatrième de leur demi-finale la veille.

Stéphane Tardieu et Perle Pouge
Pour les bateaux engagés à la course aux quotas, une dernière chance de se rendre à Londres, lors de la régate finale de qualification en mai 2012 à Lucerne (Suisse).Du côté des handisports, Nathalie Benoît (skiff bras et épaules) échoue à conserver sa couronne, mais monte sur la deuxième marche du podium, de même Stéphane Tardieu et Perle Pouge en deux de couple mixte tronc et bras. Au passage, ce sont deux quotas paralympiques qu'ont ramené les Bleus.
Réaction - Jean-Jacques Mulot, président de la Fédération française des sociétés d’aviron : « Les objectifs n’ont pas été atteints. Nous venions avec l’ambition de décrocher 6 quotas pour Londres, nous n’en avons obtenu que 3, il en reste donc encore autant à qualifier. Nous voulions des médailles dans les disciplines olympiques, nous ne revenons qu’avec une seule médaille de bronze. Le compte n’y est pas et il va falloir nous battre à Lucerne pour qualifier les derniers bateaux. Ce ne sera pas simple. Cette déception intervient après des années de bons résultats. Cela amènera nécessairement une réflexion et entraînera quelques changements pour être compétitifs dans cette course au quota. Par contre, en paralympique, les objectifs ont bien été atteints et c’est une vraie satisfaction ».

Les légers en forme
Dimanche 29 mai 2011, le quatre sans barreur et le deux de couple poids légers français ont pris la deuxième place de l’étape de Coupe du monde à Munich.
Fabrice Moreau, Franck Solforosi, Guillaume Raineau et Nicolas Moutton, ensemble à bord « du quatre » depuis le 16 mai, ont donc vite appris à ramer ensemble et ont, déjà, été proche de s’imposer à Munich.
En deux de couple poids légers, Frédéric Dufour et Jérémie Azou montent également sur la deuxième marche du podium. Cette association entre le jeune Azou, surdoué de 22 ans, et Dufour, l’expérimenté de 35 ans, rappelle à nos bons souvenirs la médaille obtenue aux Mondiaux de 2009 et est de bon augure pour la suite.

La victoire de Julien Bahain en skiff (photo : FFSA)
Les meilleurs Bleus devant lors des "France" de bateaux courts
Les meilleurs rameurs français, bardés d’honneurs internationaux, se sont expliqués lors des championnats de France « bateaux courts » et ont pris les meilleures places le 17 avril sur le lac d’Aiguebelette (Savoie), un site qui est par ailleurs candidat à l’organisation des championnats du monde d’aviron 2015. Ainsi, en finale du deux sans barreur, Germain Chardin/Dorian Mortelette se sont imposé devant Julien Despres/Jean-Baptiste Macquet, soit le quatuor champion du monde en quatre sans barreur à Karapiro (Nouvelle-Zélande) à l’automne 2010 ! De même, en skiff, Julien Bahain a été sacré champion de France devant Cédric Berrest : à eux deux, ils ont collectionné les victoires et les podiums (notamment champions d’Europe 2010) en deux de couple. En deux de pointe poids légers, les champions du monde en titre Jean-Christophe Bette/Fabien Tillet se sont classés 2e derrière le duo Guillaume Raineau/Vincent Faucheux. On retrouvera tout ce beau monde sur les différentes étapes de Coupe du monde en 2011.

photo : Igor Meijer/FFSA
Des médailles à la pelle
L'équipe de France d'aviron achève les Mondiaux 2010 sur le lac de Karapiro en Nouvelle-Zélande avec quatre médailles dont deux en or, plus les deux médailles remportées en handi-aviron. Julien Bahain et Cédric Berrest ont mis un point final à la moisson bleue, dimanche 7 novembre, en remportant la médaille de bronze en deux de couple. Le tandem français, qui comptait parmi les favoris après son titre de champion d'Europe et sa victoire lors de la Coupe du Monde de Lucerne cet été, a été devancé par les embarcations néo-zélandaise et britannique. La France termine à la 4e place du classement des nations.
Samedi 6 novembre, le quatre de couple poids légers d'Alexandre Pilat, Pierre-Etienne Pollez, Stany Dalayre et Frédéric Dufour a enlevé la médaille d'argent derrière le bateau allemand et devant l'embarcation danoise, alors que les grands favoris italiens ont fini à la 4e place.
La journée de 5 novembre a été historique pour les Bleus : coup sur coup, Fabien Tillet et Jean-Christophe Bette en deux de pointe poids légers, puis Jean-Baptiste Macquet, Germain Chardin, Julien Desprès et Dorian Mortelette en quatre sans barreur sont devenus champions du monde.

Photo : Igor Meijer/FFSA
Pour Bette et Tillet, qui ramaient dans une embarcation non olympique (ayant en effet décidé cette année d'alléger leur programme de préparation et n'étant par conséquent pas intégrés dans le collectif olympique, mais ce n'est que partie remise), il s'agit d'une confirmation puisqu'ils étaient déjà champions du monde et d'Europe en titre. Dans des conditions difficiles, ils ont dominé le bateau kiwi Oberlin-Brown et l'embarcation canadienne Jensen-Crisan. « Cette victoire, on est vraiment allé la chercher avec nos tripes et avec notre cœur car le bassin était réellement très agité », a déclaré Fabien Tilliet. « L’envie de conserver notre titre mondial était plus forte que tout. Nous n’avons pas pris un immense plaisir à ramer dans les vagues mais la victoire est au bout. Et c’est l’essentiel ».

Photo : Igor Meijer/FFSA
Pour le quatre de pointe, l'exploit est énorme, historique. Les Français ont littéralement "coulé" le bateau britannique archi-favori, champion du monde et olympique en titre, finalement 4e! Ils ont devancé à l'arrivée les quatuors grec et néo-zélandais. Macquet, Chardin, Desprès et Mortelette remportent le premier titre planétaire dans une catégorie olympique depuis Adrien Hardy et le même Jean-Baptiste Macquet en deux de couple à Eton en 2006. Il faut aussi remonter à 1993 pour trouver un quatre sans barreur tricolore champion du monde, celui de Fauché, Lot, Andrieux et Rolland à Roudnice. Chardin, Desprès et Mortelette avaient pour leur part décroché le bronze aux Jeux de Pékin.

Photo : Igor Meijer/FFSA
« Nous avons pris un départ solide », raconte Julien Desprès. « Les Britanniques et les Néo-Zélandais sont partis comme des fusées. Nous avons réalisé quelques petites erreurs techniques sur la première partie du parcours. Puis, aux 1000 mètres, Germain Chardin nous a dit que nous étions bord à bord avec les Néo-Zélandais. » A ce moment, les Français dépassent les Kiwis avec, dans leur ligne de mire, des Britanniques sûrs d’eux semblant voguer vers un énième succès. «Nous étions concentrés sur notre cadence qui était très élevée, sur notre effort, sur notre geste», poursuit Julien Desprès. « Aux 1500 mètres, nous avons rattrapé notre retard sur les Britanniques. Nos coups d’aviron sont beaux, puissants. Et on commence alors à entendre la foule hurler, encore plus fort qu’aux Jeux de Pékin. Et on lâche tout....». Les pelles tricolores passent la ligne avec deux secondes d'avance sur l'embarcation grecque! « On a bossé comme des damnés pour en arriver là », a déclaré Jean-Baptiste Macquet.

Nathalie Benoit (photo : Igor Meyer/FFSA
Nathalie Benoit est devenue, jeudi 4 novembre, championne du monde d'handi-aviron, en skiff "bras et épaules". La rameuse marseillaise, 30 ans, a réalisé la course parfaite, accélérant à mi-parcours pour ne plus être rejointe. Par ailleurs, le tandem Perle Bouge/Stéphane Tardieu a remporté la médaille d'argent en deux de couple mixte "tronc et bras".

Bahain et Berrest N°1 européens et bientôt mondiaux ?
Julien Bahain et Cédric Berrest, ont confirmé, dimanche 12 septembre sur le plan d’eau de Montemor-O-Velo (Portugal) leur actuelle suprématie en devenant champions d’Europe du deux de couple. Les Français, qui ont aussi régné cette saison sur les épreuves de Coupe du Monde, ont remporté une victoire écrasante, prenant d’entrée une belle avance pour pouvoir ensuite contrôler la course et s’imposer sans problème devant l’embarcation estonienne. Bahain-Berrest sont désormais les grands favoris des championnats du monde qui auront lieu du 31 octobre au 7 novembre à Karapiro (Nouvelle-Zélande). A Montemor-O-Velo Rémi Do Girolamo et Jérémie Azou sont montés sur la 3e marche du podium en deux de couple poids légers. En ce qui concerne les catégories qui ne figurent pas au programme des Jeux Olympiques, Jean-Christophe Bette et Fabien Tillet ont conservé leur titre européen en deux sans barreur poids légers, alors que le quatre de couple « PL » composé de Pierre-Etienne Pollez, Stany Delayre, Alexandre Pilat et Fabien Dufour a terminé sa finale avec la médaille de bronze.

Julien Bahain et Cédric Berrest à l'arrivée à Lucerne
Une victoire de référence pour Bahain et Berrest
Ils l’ont fait ! Julien Bahain et Cédric Berrest confirment leur performance réalisée à Henley (Grande-Bretagne) une semaine plus tôt en s’imposant lors de la finale du deux de couple de la prestigieuse étape de Coupe du Monde de Lucerne le 11 juillet. Ils ont réalisé une course époustouflante et totalement maîtrisée. « C’est notre course de référence. On avait envie de faire mal aux anglais de leur prouver que nous étions plus forts, comme nous arrivions à les maîtriser, nous en remettions un coup. Nous avons ramé fluide, c’était totalement euphorisant. On a senti les anglais revenir mais ils n’ont pas réussi à nous passer », explique Cédric Berrest à l’arrivée. « Nous étions totalement en osmose avec Cédric, nous ramions ensemble parfaitement. J’ai ressenti un plaisir indéfinissable sur cette course. Cela vaut le coup de souffrir à l’entraînement pour ressentir des émotions pareilles. Maintenant cap sur le championnat du monde. On a marqué les esprits ! », ajoute Julien Bahain.

Les médaillés de Lucerne
Dans les séries Olympiques, l’autre médaille à Lucerne est en bronze et a été remportée par le quatre sans barreur composé de Dorian Mortelette, Jean-Baptiste Macquet, Germain Chardin et Julien Despres. La course, âprement disputée, a été remportée par les britanniques champions du monde en titre. Les six équipages en finale ont terminé dans un mouchoir de poche. Six centièmes séparent les français de la deuxième place prise par la Nouvelle-Zélande. « Nous sommes vraiment contents de notre course », a confié Dorian Mortelette, « Nous avons bien réussi notre départ comme nous le souhaitions. Nous partons vite et nous tenons toujours au bout de 1000 mètres. La semaine dernière nous avions été battus par les USA qui sont derrière nous. Ce résultat est très encourageant, il nous reste encore trois et demi de travail avant le championnat du monde ». Une grande satisfaction pour ces rameurs qui n’étaient plus montés sur le podium d’une finale de coupe du monde dans cette catégorie depuis 2007. A Lucerne, l'équipe de France a également remporté trois médailles dans des séries non-Olympiques : les duos Fabien Tillet/Jean-Christophe Bette et Nicolas Moutton-Thomas Baroukh sont montés sur la 1ère et la 3e marche du podium du deux de pointe sans barreur poids léger, alors que le quatre de couple poids léger composé de Stany Delayre, Pierre-Etienne Pollez, Fabien et Frédéric Dufour s'est classé 3e de sa finale.
En savoir plus sur le site de la Fédération Française d'aviron
Histoire de la discipline

Sport popularisé au XIXe siècle à travers les confrontations entre les universités d’Oxford et de Cambridge (dès 1828) d’un côté de l’Atlantique, et celles d’Harvard et de Yale (à partir de 1852) de l’autre côté, l’aviron est devenu sport olympique dès les premiers Jeux de l’ère moderne. Mais l’histoire raconte qu’à Athènes en 1896, les compétitions n’avaient pu se disputer en raison d’une mer trop agitée.
En France, les nombreuses Sociétés nautiques éparpillées sur le territoire à la fin du XIXème siècle jouissaient à l’époque d’une mauvaise réputation. Coubertin n’hésitait pas à évoquer «les habitudes volontiers débraillées » de ces pratiquants parfaitement rendues dans Une partie de Campagne, chef d’œuvre littéraire de Maupassant (1880) puis cinématographique de Renoir (1936).
C’est en réaction à cette image qu’un petit nombre de rameurs de la Société d’Encouragement décidèrent de s’inspirer de l’amateurisme anglais pour faire de leur structure un exemple susceptible de rehausser l’image de leur sport. En 1887, Edmond Caillat prit ainsi la présidence d’une petite société financière anonyme et, avec ses camarades, parmi lesquels Charles Fenwick, acheta un petit terrain situé sur l’île des Loups sur lequel ils établirent des locaux simples, mais fonctionnels (vestiaires, garage, salle de réunion…) qui fit de l’Encou le symbole du renouveau de cette discipline.
En 1908, la Fédération Française des Sociétés d’Aviron, créée le 30 mars 1890, participa avec l’Union vélocipédique de France et les Fédérations françaises de boxe, d’aviron et d’escrime à la création du Comité National des Sports (CNS)
L’évolution de ce sport a vu les épreuves féminines entrer au programme lors des Jeux de Montréal en 1976, puis l’introduction des épreuves « poids légers » à Atlanta en 1996.

A la place des compétitions de deux sans barreur, de quatre avec barreur, et de deux sans barreuse, ont été introduites celles de deux de couple poids léger, quatre de pointe sans barreur poids léger et deux de couple femmes poids légers: les dames ne doivent pas peser plus de 59kg, la moyenne des équipages ne dépassant pas les 57kg. Chez les messieurs, le poids maximum est de 72,5kg, avec une moyenne guère supérieure à 70kg.
Epreuves

L'aviron est une épreuve d'endurance qui finit à une vitesse dépassant les 10 mètres par seconde. Les équipages parcourent les 1000 mètres du milieu à un rythme d'environ 40 coups d'aviron à la minute mais, sur les 500 premiers et les 500 derniers mètres, ils donnent jusqu'à 47 coups par minute.
Les compétitions d’aviron, courses en ligne et en bassin sur une distance de 2.000m, se divisent en « pointe » et en « couple ». En pointe, le rameur tient un seul aviron des deux mains. En couple, il en tient deux. Les bateaux comportent un, deux, quatre ou huit rameurs. A huit rameurs, un barreur est chargé de diriger le bateau et l'équipage mais, sur les autres bateaux « barrés », c'est un rameur qui dirige l'embarcation grâce à une petite barre au pied.
Les compétitions olympiques voient tous les bateaux s'opposer au cours d'éliminatoires. Les premiers passent directement en demi-finales ou en finale à six bateaux. Les autres disposent d'une seconde chance, des régates de « repêchages » permettant aux premiers équipages de se qualifier. Le système de progression, et toute demi-finale, dépend du nombre de bateaux participant à chaque épreuve.
Epreuves au programme des Jeux de Pékin 2008

Au Jeux de Pékin, 14 titres olympiques seront décernés dans le bassin d’aviron au terme de 8 épreuves hommes et de 6 épreuves dames :
• deux en couple (2x) Hommes
• deux en couple poids légers (2x) Hommes
• deux en pointe sans barreur (2-) Hommes
• huit en pointe avec barreur (8+) Hommes
• quatre en couple sans barreur Hommes
• quatre en pointe sans barreur Hommes
• quatre en pointe sans barreur poids légers (4-) Hommes

• un rameur - skiff (1x) Hommes
• deux en couple (2x) Femmes
• deux en couple poids légers (2x) Femmes
• deux en pointe sans barreur (2 Femmes
• huit en pointe avec barreur (8+) Femmes
• quatre en couple sans barreur Femmes
• un rameur - skiff (1x) Femmes



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