Comité national olympique et sportif français

Comité national olympique et sportif français

 

Club ambition sport

Club ambition sport

 


Partenaires officiels

allianz partenaire officiel

 

Isabelle Gautheron : « En mesure de faire mieux qu'à Athènes et Pékin »

 

Isabelle Gautheron, DTN du cyclisme depuis un an revient sur les championnats du monde sur piste qui se sont déroulés à Copenhague et où les Français ont remporté sept médailles. Un bilan qu’elle interprète à la lumière de l’échéance Olympique londonienne et de la nouvelle épreuve « combinée » qui va s’y disputer. Elle évoque aussi les perspectives et les réalités au niveau des installations, et réalise un rapide tour d'horizon des autres disciplines.

L’équipe de France de cyclisme sur piste a fait fort lors des Mondiaux de Copenhague. Est-elle sur la bonne voie pour les Jeux de Londres ?
Nous brillons toujours entre chaque édition des Jeux, alors qu’à Athènes en 2004 (1 argent et 1 bronze) et à Pékin en 2008 (rebelote), nous sommes un peu passés au travers. Cette fois, nous sommes dans un volant de trois médailles et d’au moins un titre, donc en mesure de faire mieux et de tenter de battre les Anglais sur leur terrain dans les épreuves de sprint : vitesse individuelle et par équipe, keirin.

Ne sont-ils pas déjà en retrait ?
Grégory Baugé a éliminé le champion olympique Chris Hoy en quarts de finale de la vitesse et nous les avons également battus par équipe. Si nous avons perdu la finale pour 2 centièmes face à l’Allemagne, c’est essentiellement dû à un manque de travail sur les départs arrêtés. Grégory qui était le démarreur, a été handicapé dans sa préparation spécifique par une chute à Pékin en janvier dernier. Les centièmes perdus sont là.


Grégory Baugé, double champion du monde de vitesse

Votre bilan de ces Mondiaux ?
Une bonne étape sur la route des Jeux. Elle nous a permis de voir où en étaient les Anglais, et de constater également que les Australiens et les Allemands sont bien présents tandis que la Chine s’affirme sur la lancée des Jeux de Pékin. Nous gagnons 7 médailles, dont 3 dans les disciplines Olympiques. Les autres vont nous servir pour préparer la nouvelle épreuve Olympique, l’Omnium.

Pouvez-vous nous en dire plus ?
Aux Jeux de Londres, les épreuves masculines et féminines arrivent à parité. La course aux points, l’Américaine et la poursuite individuelle disparaissent du programme au profit de l’Omnium, que l’on peut assimiler à un pentathlon. Coureurs et coureuses vont s’affronter sur un 250m départ lancé, un scratch de 15 km (femmes : 10 km), une poursuite individuelle de 4 km (femmes : 3 km), une course aux points de 30 km avec 6 sprints (femmes : 20 km) et un contre-la-montre d’1 km (femmes : 500 m). On pourrait retrouver une championne comme Pascale Jeuland, qui a gagné le scratch à Copenhague, comme représentante française de qualité dans cette épreuve aux JO 2012.

Comment allez-vous vous préparer ?
Pour la saison prochaine, à partir du mois d’octobre, la Fédération internationale a prévu de mettre les épreuves des Jeux de Londres au programme de chaque compétition internationale. Nous avons devant nous 8 étapes de Coupe du Monde et deux championnats du monde pour étalonner notre groupe, déjà connu à 85%. Il y aura un choix à faire entre nos meilleurs éléments en vitesse, et celui qui disputera l’individuelle devra aller chercher la médaille !


Une maquette du futur vélodrome de Saint-Quentin

Où en sont les installations françaises ?
Pour le vélodrome de Saint-Quentin en Yvelines, nous arrivons dans le concret. Le permis de construire est déposé, les financements sont bouclés avec l’Etat, la Région, la Communauté d’agglomération… Livraison prévue en 2012. Ce sera trop tard pour les Jeux de Londres. En revanche, les vélodromes de Bourges et de Roubaix pourraient être inaugurés plus tôt, créant de l’activité « piste » dans ces régions, ce qui est une bonne nouvelle dans la perspective de maillage du territoire, et nous disposons des installations de Hyères, de Bordeaux et de l’INSEP. La piste de l'INSEP, malgré sa géométrie peu favorable, nous a tout de même permis de ‘sortir’ de nombreux champions. Nous misons beaucoup sur la qualité de notre encadrement, qui sait s’adapter. C’est notre force. Nous avons peut-être plus « envie » que d’autres…. Quant aux nouveaux vélodromes, j’espère qu’ils susciteront des vocations, qu’ils faciliteront la prospection…

Un rapide tour d’horizon des autres disciplines ?
En route, nous sommes loin, trop loin. Nous devons d’abord réapprendre à gagner. Nos équipes doivent se reconstruire, et nous ne visons pas de médailles à Londres. Nous travaillons pour 2016. En BMX, nous avons des vrais leaders comme Laetitia Le Corguillé et Eva Ailloud, et des jeunes pilotes qui progressent. En VTT, Julien Absalon est très motivé pour réaliser un exploit unique, pour entrer dans le cercle très fermé des triples champions olympiques sur trois éditions, ce qui serait vraiment formidable. Et puis, il y a beaucoup de petits jeunes qui poussent derrière, nous avons obtenu 13 médailles dans toutes les catégories d’âge aux championnats du monde de VTT en 2009. Il y a un gros potentiel, chez les filles également. Nous construisons…

 

 

Accéder au contenu du site | Accéder aux principales rubriques du site | Accéder à la recherche | Accéder au début de la page